Netflix : Pourquoi son arrivée en France ne pourrait pas aussi bien fonctionner qu’espéré

Difficile de ne pas passer à côté de l’actualité, la plateforme légale de streaming vidéo, Netflix, va prochainement s’implanter en France (le 15 septembre si tout va bien) et ce géant risque de faire beaucoup parler de lui, un peu comme avec l’arrivée de Free dans la téléphonie en 2012.

Mais selon moi (et c’est n’est qu’un avis tout à fait personnel et loin d’être exhaustif), l’arrivée de Netflix en France ne pourrait pas aussi bien marcher que ce qu’on pourrait le croire.

 

Depuis sa création en 1997, Netflix est devenu le premier réseau de télévision sur Internet dans le monde : 48 millions d’abonnés dans plus de 40 pays, dont 11,8 millions en dehors des États-Unis. Ce qui représente pas moins de 35 % de la demande en bande passante en Amérique du Nord. Difficile d’imaginer qu’en France Netflix ne suive pas le même chemin, et pourtant…

Un problème d’infrastructure réseau

On ne va pas se le cacher, en France on a un problème de câblage, la fibre est encore très loin d’être démocratisée et il n’y a que les grandes villes qui peuvent réellement en profiter.

Or, Netflix fonctionne en streaming et nécessite donc une bonne connexion, une bande passante qui tient le coup si on ne veut pas se retrouver avec une qualité vidéo médiocre ou des lags assez fréquents.

Et personnellement, je m’imagine mal payer un service dont je ne peux exploiter qu’une partie du service à cause de ma faible connexion.

Un bridage des FAI ?

Le deuxième point qui pourrait poser problème pourrait venir des FAI (Fournisseurs d’Accès Internet). En effet, Free le fait déjà avec YouTube pour une histoire de désaccord et le bridage des débits est avéré. Il n’est donc pas impossible qu’Orange, Bouygues ou d’autres FAI ne le fasse avec Netflix.

Par ailleurs, tous les FAI ont déjà annoncés que Netflix ne sera pas intégré à leurs boitiers à son lancement.

Une réglementation française un peu spéciale

Bien que Netflix a choisi de poser son siège Européen à Amsterdam pour ne payer ni impôt ni TVA en France, la plateforme ne pourra proposer (en France) que des films de plus de 36 mois.

Oui, vous avez bien lu, 36 mois, soit… 3 ans ! Et là, voir des films qui datent de 3 ans, c’est tout de suite moins attractif et ça donne de nouveau envie de se tourner vers des offres moins légales, mais avec des films récents de 2 ou 3 mois.
Bref, rendez-vous le 15 septembre !

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